Bonjour,
Vous me mettez en copie du courriel adressé hier à mon ami Jean-Pierre Martin-Vallas concernant la demande qu’il vous a faite, pour que je l’accompagne comme ami proche, lors de la journée mémorielle que vous organisez le 7 février prochain à Bruxelles. Je vous avais moi-même demandé de pouvoir y participer en tant que victime survivante et comme protagoniste du film Délivrez-nous du mal du réalisateur Jacques Maillot, qui sera projeté lors de cette rencontre. Bien que vous lui ayez écrit qu’il pouvait sans problème venir avec son ami, et que dès que vous aurez les nom et prénom de cet ami, son inscription serait validée, … aujourd’hui, vous vous « arrêtez en chemin », un grand pas en arrière.
Vous lui motivez votre refus de m’inviter, ainsi : « Comme vous le savez, monsieur Tran Van (en copie de ce mail) est une personne victime d’une agression de la part d’un jésuite, mais pas dans le cadre d’un établissement scolaire jésuite. Or cette journée du 7 février est organisée dans la perspective d’une dynamique de prévention dans les établissements scolaires jésuites. Nous avons déjà répondu par deux fois à monsieur Tran Van dans ce sens. »
Répondu par deux fois dans ce sens ??? Une fois, oui, mais aujourd’hui, je reste toujours dans l’attente de la deuxième. Je vous invite à consulter, et peux vous retourner si vous le souhaitez, la totalité de nos échanges depuis ma demande initiale du 9 décembre. Votre seule fois remonte au 14 décembre où vous m’écriviez attendre le retour de Mme Delépine pour faire le point avec elle sur ce sujet. Depuis j’attends ce retour.
Le 15 décembre, sur le motif que je n’étais pas une personne agressée dans le cadre d’un établissement scolaire jésuite, je vous ai répondu que certes, l’école dans laquelle avait fait le choix de me placer Louis Mouren n’était pas – n’est toujours pas – un établissement scolaire jésuite, mais c’est bien, Louis Mouren, jésuite de votre Compagnie, qui hébergeait ses protégés, dans son « établissement » Les Liens brisés, – l’appartement de la rue Notre-Dame de Lorette – pour suppléer à la fermeture de l’école, les week end, et bien lui, qui payait mes études, suivait régulièrement ma scolarité et venait régulièrement à Saint-Euverte où un bureau lui était dédié pour faire le point sur nos résultats scolaires avec toutes les attentions qu’on lui reconnaît aujourd’hui.
Sur l’esprit général des Liens brisés, je vous ai aussi fourni cette précision relevée dans vos archives à Vanves : Priorité à l’éducation par un accompagnement fraternel où il est fait droit aux cultures et aux traditions religieuses, d’où la référence à un père jésuite qui nous gardera dans la tradition ignatienne faisant droit à ces valeurs.
Et lorsque vous avancez que le sujet de cette rencontre n’est pas autour de ce film en tant que tel, le programme proposé, en revanche, lui, ne tourne qu’autour du film : en matinée, la projection du film Délivrez-nous du mal en présence de son réalisateur M. Jacques Maillot, et l’après-midi, un échange avec le réalisateur, des protagonistes du film et des acteurs de l’éducation et de la prévention. Personne ne peut s’exprimer à ma place et répondre en direct aux éventuelles questions, qui pourraient être posées concernant la part importante que j’ai eue dans le film, que vous reconnaissez.
Je vous présente à nouveau, aujourd’hui, une demande pour participer à cette journée mémorielle.
Je vous prie de croire à l’expression de mes salutations respectueuses.
Roland TRAN VAN, victime du jésuite Louis Mouren
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